La nuance chez les ‘‘je-veux-être-une-célébrité-à-plume’’

12/09/2009 – 20:03

Yacedjaz


La nuance chez les

‘‘je-veux-être-

une-célébrité-à-plume’’


‘‘L’édition française est décidément tombée très bas !’’, écrit Wrath.

Mais, l’on ne peut pas, rigueur scientifique oblige, tirer une telle conclusion à partir de ce seul extrait.

Cet ‘‘éditeur’’, ne représente, à lui tout seul, en rien ‘‘l’édition française’’.

Il aurait fallu d’abord montrer que sa manière de grossier boutiquier, ici mise en avant, tient lieu de pratique obligée pour tous les éditeurs français (ou situés en France ?) — ou du moins d’une large majorité d’entre eux.

Ensuite, il resterait à expliquer en quoi ce genre de ‘‘coutume’’ demeure l’apanage des éditeurs français : un auteur, dans le ‘‘besoin’’ d’argent, cherche à séduire l’éditeur avec lequel elle semble ‘‘copiner’’, en toute hypocrisie et tout intérêt bien compris.

Ce dernier, aussi fruste que mal dégrossi, se laisse lourdement amener, sans même dissimuler les feux vulgaires de sa concupiscence attisés par le pouvoir que lui confère sa position d’‘‘éditeur’’ ; l’agitation s’exhibant jusqu’à l’obscène, auquel le bourgeois en manque d’affect monnayable est si bien rompu.

Comment ! N’y a-t-il qu’en France que la corruption ronge les âmes mercantiles ?

De plus, si on visionne l’extrait dans sa totalité, on est conduit à presque tenir pour vrai le contraire de ce qu’affirme Wrath — sous réserve de négliger le fait que si, l’on ne peut généraliser une condamnation à partir d’une mauvaise pratique éditoriale d’un éditeur particulier à l’ensemble de l’édition française, on ne peut davantage généraliser un éloge à l’ensemble à partir de la bonne conduite d’un éditeur particulier.

On voit bien l’éditrice refusant, argument à l’appui, de suivre. Les caprices libidineux de son mari ne suffisent pas, même masqués sous des arguties de circonstance, pour qu’un auteur soit publiable dans sa maison d’édition.

Dans cet extrait, Héloïse d’Ormesson apparait au final comme défendant bien son métier d’éditeur, avec une certaine ‘‘éthique’’.

Gilles Cohen Solal et Max Monnehay, eux s’exhibent stupidement aux yeux de tous comme de médiocres opportunistes : le grand corrompu et la vile corruptrice se mettent à table pour grosse affaire.

La thèse de Wrath devrait donc se complexifier un peu : le ‘‘copinage’’, la corruption dans le milieu de l’édition existe bel et bien, mais il ne suffit pas de ‘‘copiner’’ pour se voir publié. Reste à mener une étude sérieuse afin de prendre la mesure de son extension dans le champ éditorial estampillé ‘‘littérature’’.

Un prolétaire.

Rédigé par: Yacedjaz| 17 août 2009 à 02:42


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