V. en balade (i)

23/06/2009 – 09:42

Yacedjaz


V. en balade (i)


V., en balade chez les littéraires, déjoue les leurres lancés par les chicanes inter-minables.


617

À propos de 616.

De votre imagination, vous devriez tirer des fruits autrement plus exquis que ces stériles lubies. Votre amour-propre cesserait alors de ressasser son envie, sans pouvoir s’en rassasier. Et vous voilà moins durement mortifié que la veille. D’ailleurs, vos mœurs, les ectoparasites ne les ont toujours pas adoptées. À vos chicaneries inter-minables pour décrocher le pompon de la vanité la plus brutale, nos poux préfèrent, eux, sucer du sang bien chaud. Vous avez fait tant montre d’inaptitude à la science qu’il n’est pas déraisonnable de conjecturer votre nullité absolue en matière entomologique. Mais rien ne vous empêche de vraiment travailler la question.


615

À propos de 596.

On pourrait s’exciter, comme vous le souhaitez, à moquer l’exemple du marteau — donnant à mieux penser la question qui nous intéressait. Mais, comme manipuler une foule d’imbéciles avec de piètres sophismes d’écolier jamais ne prendra part à aucun de nos grands desseins, nous laisserons cette ambition au tyran, accompagné ou non de ses préposés à la médiocrité.

Le lectorat, qui entend nourrir son intelligence et ses sens d’écrits respectueux de sa raison, laissant entière sa liberté de jugement et agréables à son goût, se trouvera fort dépourvu à la lecture de cette tromperie  épaisse dont vous exigez qu’il s’intoxique.

Au moins, l’effort de la réflexion, le soin d’apprécier avec rigueur ce qu’autrui exprime, aurait pu vous insuffler le courage d’être précis. On eût alors pris plaisir à peser les raisons pour lesquelles vous auriez jugé l’exemple du marteau, non comme “ridicule”, mais comme une erreur relativement à la question que nous discutions.

Mais non. Paresse rampante oblige. Vous préférez nous montrer combien l’impudente sottise du fat a d’empire sur votre esprit. Vous aimez mieux vous bercer d’orgueil à rester le geôlier servile de votre propre enfermement.

Or, il suffirait d’une si petite fissure dans le mur de vos obsessions pour qu’une lumière se glisse jusqu’à votre conscience. Vous sauriez, alors, comme il est aisé de vous révéler à vous-même l’étendue de votre ignorance.

Vous ignorez l’usage du verbe “marteler”.

Vous ignorez que l’on peut communiquer aussi bien avec un marteau, un tambour, des gestes, des odeurs, un ordinateur, etc.

Vous ignorez ce que communiquer veut dire.

Vous ignorez que, nulle part, nous n’avons affirmé le propos dont vous nous attribuez la parenté : “on communique avec un marteau”.

Vous ignorez qu’il nous est inutile de considérer le marteau comme un outil de communication en regard de la question en débat et de la défense de notre thèse.

Vous ignorez de quelle question on discutait.

Vous ignorez ce qu’est un argument, une thèse, une réfutation, une preuve.

Vous ignorez que votre thèse est aussi vague qu’une lapalissade à laquelle on aurait appliqué un flou gaussien maximal : blanc sur blanc.

Vous ignorez qu’il est impossible de défendre le vague.

Vous ignorez que vous n’avez même pas tenté l’impossible.

Vous nous chantez une belle chanson :

Le “réseau numérique” donne lieu à une “intersubjectivité”. Il a un “effet possible” sur elle.

On traduit en français. L’outil de communication web permet de communiquer. Il exerce donc un effet sur les personnes qui communiquent. WOW, comme dirait l’autre.

Vous ignorez que le désir du Commandeur des nuls, charge à laquelle vous aspirez avec tant de zèle, de voir ses contradicteurs affligés de quelque mal, ne produit aucun effet sur notre réalité.

Vous ignorez que la pensée magique est infantile.

Vous ignorez que le comble du ridicule est atteint quand vous ignorez votre propre ridicule.

Vous ignorez que votre haine manifeste l’impuissance de vos minauderies.

Maintenant, le lectorat exigeant, lui, n’ignorera plus que vous ne savez pas lire.


592

À propos de 557.

Je suis d’accord avec ce que vous exprimez dans un premier temps : ce n’est pas l’usage de l’outil internet qui est à l’origine de la médiocrité ou des pathologies éventuelles de ses usagers.

Si un homme utilise, dans un accès de “folie”, un marteau pour assassiner sa mère, cela n’implique nullement que le marteau soit responsable de cette “folie”, passagère ou permanente, qui anime notre brave citoyen.

Personne ne s’avise d’étudier la structure matérielle du marteau pour tenter d’élucider les causes de cette “folie”.

Par contre, je ne partagerai pas votre seconde opinion selon laquelle l’outil web (certains de ses aspects, du moins) aggraverait la pathologie ou la médiocrité de son usager.

Un “fou” armé n’aggrave pas sa “folie” parce qu’il s’est armé du fait que l’évolution de sa maladie psychique, aggravation ou amélioration, ne s’accomplit pas par la possession ou non d’une arme, mais trouve son moteur dans une cause immanente à sa pathologie — cause(s) qu’il reste bien souvent très difficile à déterminer du premier coup d’œil.

La possession (ou l’usage) d’une arme par notre “fou” peut être mieux envisagée comme conséquence de l’aggravation de sa maladie, plutôt que comme un facteur aggravant de celle-ci. Le “fou” armé devient plus dangereux pour autrui. C’est sa dangerosité qui s’aggrave et non sa “folie”.

Il faut donc éviter de confondre les conséquences de la “folie” sur l’entourage du “fou” et les causes de cette “folie” ou de son évolution, aggravation ou d’ailleurs amélioration.

L’erreur résulte de la confusion entre les conséquences du comportement d’un homme sur son entourage, et les causes de la genèse et du développement de ce comportement.

De plus, la causalité, c’est qu’à même cause, on obtient toujours le même effet. Si “sans Internet”, le personnage ne se comporte pas comme un pervers narcissique ; et si avec Internet, il a tout du pervers narcissique, on est conduit à considérer nécessairement que la cause de cette perversion, c’est l’usage du net.

Ce qui est contradictoire avec votre première affirmation selon laquelle Internet n’est pas l’origine de cette perversion.

C’est pourquoi je ne peux vous suivre dans votre croyance au pouvoir pathogène de la communication web. J’ai bien conscience d’aller à l’encontre de ce cliché vulgaire concernant Internet, qui comme toute idée reçue est admis sans réel examen.


586

À propos de 550.

Rien. C’est un charabia sacré duquel son auteur ne peut tirer aucun bénéfice. L’imbécile.


585

À propos de 552.

Encore une victime de l’abus de crédulité. La foi en l’Hostie occasionne chez l’enfant des dégâts irrémissibles. Le soleil se couchant, notre homme, croit toujours aller et venir à confesse. Pauvre âme esseulée qui lit dans la tête d’autrui ses propres insuffisances.

Inutile de chercher à lui porter quelque lumière. Notre dévot jure que des sorcières lui ont jeté un sort. C’est à cause de ces intrigantes, diaboliques séductrices, que le monde reste aveugle au talent sans borne de notre clerc tonsuré.

Pourtant, la vérité est ailleurs. La liberté de créer un ultime chef-d’œuvre ne lui fut point ôtée. Mais il préfère passer sa vie à geindre, à l’instar d’un autre minable.


584

À propos de 553.

L’extinction des rêveries nocturnes, le matin venu, semble perturber l’équilibre de notre homme. Il s’oblige à la lecture de mots qu’il goûte fort peu comme si son esprit s’intoxiquait à dessein d’éprouver la miséricorde divine. Dieu, de lassitude, s’est suicidé avant même d’avoir commencé à bégayer ses mignardises. Pauvre homme, il est sans téléphone. Mais baume suprême, les foules l’ont élu, notre brave, gardien du troupeau sentimental. Depuis, l’homme spécule, entre deux narcotiques, sur l’horizon au-delà des brumes éthyliques qui s’élèvent de son crâne. Ingrat que ce peuple ! Si son guide venait à souffrir le martyre suite à une crampe du né-cortex, il ne manifesterait même pas un brin de sollicitude.


548

À propos de 459.

Si le web offre à chacun la possibilité “d’oublier sa vie minable” — car cet outil permettrait, à travers ses divers écrans aux “contenus cognitifs invariablement médiocres”, de “se vider l’esprit”, on peut en déduire que le net contribue à pérenniser “la vie minable” de tous ces usagers. On ne saurait alors affirmer, sans se contredire, que le web n’est pas “responsable”. Le présupposé qui soutient cette perspective, concernant Internet, se formulerait ainsi : si l’esprit n’était pas vidé par le pouvoir du net, il serait plein de pensées sur la vie minable. Alors, on aurait une chance d’améliorer sa vie, voire la vie.

Je trouve dommageable de véhiculer ce cliché-là — le pouvoir avilissant du net sur l’âme humaine — dans un roman tel qu’Unpuggled. Car si l’on considère qu’Alexandra Varrin, son auteur, doit en partie la publication de son ouvrage à une structure éditoriale qui parie sur le net pour offrir une chance aux débutants, on a déjà là un usage du net qui contredit ce cliché. Bien sûr, ce n’est pas le seul usage du net, qui nous contraint à rejeter cette idée fausse qu’on peut avoir, “spontanément”, au sujet d’Internet.

C’est une erreur, donc, de réduire les usages de la communication web aux usages crapuleux, dont certains charlatans, à l’instar de Juan Asensio et tutti quanti, abusent afin de vendre leur camelote rance d’intégriste catholique ou de harceler éditeur, gamine, gamin ou toute autre personne pour divers motifs qui relèvent plus ou moins de la psychopathologie individuelle ; et encore moins aux usages fictifs d’un personnage fictif comme Priss’.


547

À propos de 457.

Il est des âmes froissées qu’aucun fer jamais ne reposera. En pleine errance, sous le mot d’autrui, elles lisaient des cris outrés quand, au calme, son esprit de rigueur n’œuvrait qu’à rétablir la vérité dont leurs digressions historiques se dispensèrent. Et leurs perfidies de retourner, promptement, sur ces âmes chagrines.

Notre adepte se scandalise. Tant de manœuvres pour afficher ses grossiers partis-pris sous l’œil du lecteur, et si peu de nouvelles adhésions. C’est que, tandis que sa secte plonge dans le sommeil, s’ourdit un infâme complot. Sa croyance s’extériorisait ainsi :

Quand c’est trop gros, le soutien “sincère” du “quidam” outré ne fait pas son effet… Dommage. Tu repasseras.

En effet, quel dommage !


545

À propos de 544.

L’envie vous rend miro. L’édition n’entretient aucun rapport avec l’élevage de chevaux. Certes, à votre méconnaissance de ces deux domaines d’activité, se surajoute votre dépit de n’être pas sous les feux de la rampe. Mais, est-ce une raison suffisante pour nous infliger la lecture de votre spirituelle misère ? D’autant, que la liberté de créer un ultime chef-d’œuvre ne vous fut point ôtée. Faites donc, au lieu de geindre. Toutefois, si vous n’aspirez qu’à finir minable comme Juan Asensio, alors oui croupissez dans votre médiocrité, en attendant qu’une Gestapo vous recrute.


453

À propos de 447.

Le respect des faits historiques est de première importance.

2009 : Léo Scheer édite Unplugged d’Alexandra Varrin.

L’éditeur a défendu avec tant de brio l’auteur débutant, ici même, qu’il est juste de rendre à M. Scheer ce qui lui appartient : la décision d’avoir donné une chance éditoriale à Alexandra Varrin.

Que des envieux se fassent faussaires, rien de plus banal.


445

À propos de Unplugged.

Paul Bunyan est un con. Il est bon de le rappeler, même si peu de lectrices ignorent encore toute l’étendue des prouesses de ce morpion. Depuis le temps que le Bunyan est après la novice, qu’il rumine son acharnement sur l’écrivailleuse en herbe, se voir voler la vedette, c’est un tantinet nigaud. Le grotesque ne tue pas, hélas !

L’ordure Juan Asensio, elle, se trouve dépeinte si gentiment sous les traits du personnage Carver que le minable de la personne réelle, Juan Asensio, se tient hors lecture du roman. Mais, l’erreur la plus dommageable reste qu’Unplugged véhicule une idée fausse. Le Web serait responsable.

Non, les minables comme Asensio, Bishop, Bunyan et tutti quanti, ne constituent pas les rebuts du net. Ils sont de réels minables dans la vie quotidienne de tous les jours, sans aucun appui d’Internet.

Au contraire, la communication web nous évite d’avoir à défaillir sous l’haleine infecte que leur âme de charognard vomit par tous les pores. Cette meute de grands médiocres se flatte de patauger dans les marécages putrides que leur sottise étend chaque jour un peu plus sur leur conscience. Mais est-ce une raison pour s’éterniser dans ce bourbier ? Votre prochain ouvrage ne gagnerait-il pas en maturité à prendre de la hauteur ?

Yacedjaz, un prolétaire.


Voir aussi :

Un lourdaud de bénitier

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Un néo-fasciste des plus vils

Un quidam vaniteux

Imprimatur

Le bondieusard intégriste

Le crétinisme achevé

Un Titan de la bêtise autoritaire

Le médiocre le plus crétin du Web

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